Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 19:12

Ma chère Monique,

 

voici comme promis l'heure du bilan, tu t'en doutes, un bilan bien subjectif.

Le Président jure avec son équipe qu'il a gagné la partie ; il a sans nul doute raison.

 

Voir le président bis (dit l'indice PYB), dans les habits et la posture d'une barbouze, tee shirt noir, lunettes noires, à la tête des CRS, tel qu'il est désormais immortalisé sur de nombreuses photographies qui circulent sur le campus, c'est une belle victoire, non ?

 

Lire un courriel du VP du CEVU, adressé à quelques uns de ses amis d' Université et Démocratie, expliquer comment manipuler une AG d'étudiants -pardon, il écrit « déborder »-, avec l'aide du Rapporteur de la commission vie étudiante (lequel devait activer le réseau des étudiants de droite Libertafac, en gros, dresser les étudiants les uns contre les autres...), c'est une belle victoire, non ?

 

Entendre la « responsable » de la commission des Formations, dans le cadre de ses fonctions de directrice du département Sciences de l' Éducation, envisager des dégâts collatéraux lors des interventions policières sur le campus, en proclamant que l'« on n'était pas à un mort près », c'est une belle victoire, non ?

 

Tous ces gens ne sont-ils pas à la hauteur de leur fonction ? Tous ces gens ne sont-ils pas dignes de nous représenter ? Comme on dit avec tendresse au rectorat, à propos de Filâtre et de son équipe, « le numéro un est entouré de plusieurs numéros zéro ».

 

De bien belles victoires, en effet, ma chère Monique, à mettre tout au profit de ce grand syndicat qu'est le Sgen Cfdt. Sa stratégie d'alliance pour accéder au pouvoir, avec ce groupe d'activistes de droite appelé Université et Démocratie (a-t-on besoin de citer la Démocratie pour se désigner quand on est au clair sur la question ?) est une remarquable réussite. Avec le Sgen au pouvoir, les idées de progrès progressent...à reculons.

 

Ces gens là, ma chère Monique, je te le rappelle, ont été élus sur la base qu'avec eux il n'y aurait pas de piquets durs à l'université. On a connu le plus long blocage de l'histoire de l'UTM. Ils sont déconsidérés. Dans n'importe quelle institution responsable, le Président aurait tiré un bilan critique, voire même aurait fait un salutaire ménage. Le Sgen, à la dérive, s'est tellement compromis avec la Droite que rien ne bouge. Tout se passe...comme s'il ne s'était rien passé. La situation chez les BIATOS est explosive ? On fait comme si de rien n'était. Le déni de réalité a frappé ces dirigeants ! Pas très rassurant, pour l'année à venir, non ?

 

La poussière retombe doucement sur la moquette du bureau présidentiel à la même place où le mouvement anti-LRU l'a soulevée il y a cinq mois. Chut ! Pas de bruit, pas de vague...Comme l'écrivait en 1831 le maréchal Horace Sébastiani, dans d'autres circonstances historiques, il est vrai, « au moment où l'on écrit ces lignes, la tranquillité règne à Varsovie ».

 

Voilà, ma chère Monique, la situation ubuesque où l'on est : l'ordre règne à Mirailvie et c'est l'essentiel pour cette équipe de direction. Le reste, elle s'en fout...

 

Je te souhaite, ma chère Monique, de bonnes vacances. Fais-moi plaisir, s'il te plaît : le plus loin possible de cette bande de zozos !

 

Ta belle, très belle Zizie

 

PS : ce qui est prévu à la rentrée prochaine, ma chère Monique, ce sont les Assises de l'Université. Les Assises ! C'est caractéristique d'un Président indécis : quand on ne choisit pas entre ceux qui sont debout et ceux qui se couchent, on fait des Assises !

Par FSU-SNESUP.SNASUB Université Toulouse2 Le Mirail - Publié dans : analyses, textes et infos
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 12:02

9 JUIN 2009 

 Le Bureau National du SNASUB-FSU, réuni à Paris le 9 juin 2009, tient à réaffirmer la position exprimée par son récent congrès contre cette réforme relative au recrutement et à la formation des enseignants. Il garde comme objectif des mobilisations le retrait de cette réforme. Il condamne avec vigueur l’intervention policière contre les étudiants et personnels mobilisés, notamment à l’Université de Toulouse II Le Mirail, et renouvelle son soutien aux étudiants et personnels poursuivis. 

 

 

Dans sa notification des enveloppes de crédits indemnitaires des personnels, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche indique que « l’enveloppe indemnitaire 2009 prend l’application d’un coefficient multiplicateur de 3,74 pour l’ensemble des personnels de la filière administrative » (hors administrateurs de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche), soit une augmentation de 19,44 % (passage de 3,13 à 3,74 par rapport à 2008). 

Pourtant elle précise que l’augmentation de l’enveloppe budgétaire globale n’est que de 7,25 %. Dans ces conditions, comment sera financée cette augmentation  si ce n’est au détriment des primes des personnels ITRF et des bibliothèques ? Si la ministre voulait diviser les personnels, elle ne s’y serait pas pris autrement. 

Le SNASUB revendique la revalorisation des primes et indemnités existantes de tous les personnels BIATOSS pour atteindre le taux le plus favorable des autres ministères, préalable à leur intégration dans le traitement par prise en compte dans la grille unique de rémunération. 

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 11:31

L’intersyndicale FERC-Sup CGT, FSU, Sgen-CFDT, SUD-Education, UNSA demande à la présidence des 

précisions et des engagements sur la garantie d’équité dans les validations. Il faut généraliser la mise 

en place des Travaux Pédagogiques Spécifiques comme modalité d’évaluation possible pour chaque 

étudiant. Il faut que la Commission de médiation se mette en place dès la fin de la semaine, après 

désignation par les AG des représentants des étudiants et des personnels en lutte.  

Il faut que le président s’engage à intervenir auprès des équipes pédagogiques concernées lorsqu’il y 

a arbitrage de la commission de médiation. 

L’intersyndicale FERC-Sup CGT, FSU, Sgen-CFDT, SUD-Education, UNSA demande que de façon 

simultanée : 

- la présidence fasse retirer les forces de l’ordre des abords de l’université ; 

- les étudiants votent la levée des piquets de grève. 

L’intersyndicale appelle à l’intelligence collective pour une sortie de la crise et à la réunion des 

représentants de toute la communauté universitaire pour trouver des solutions. 

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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 10:07
Par FSU-SNESUP.SNASUB Université Toulouse2 Le Mirail
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 13:58

Ma chère Monique,

je me permets de te le dire, on a été fort injuste avec notre bon Président. Confronté à une baisse importante des effectifs, il a trouvé une parade tout à fait originale, encore une fois inédite dans l'histoire du Mirail, pour y faire face : il a fait venir des hommes, par compagnies entières, des gars très bien, plutôt athlétiques, parfaitement rasés, propres sur eux, bien habillés aussi, tous en bleu, des gens qui inspirent confiance, manifestement des républicains (ça nous change, entre nous, de ces affreux gauchistes...), avec eux, c'est sûr, on se sent en sécurité. Certains esprits chagrin ont demandé s'ils avaient le niveau requis pour être à l'université ; sans doute, selon moi : n'ont-ils pas la BAC avec eux ?

Certes, l'on ne comprend pas très bien, ma chère Monique, pourquoi ces nouvelles recrues portent tous des boucliers, des casques, des gilets pare-balle, des bottes, des matraques, des pistolets, des fusils...Qu'importe ! Ces gars là ont le goût du dialogue : on les sent prêts à entrer, à la demande, dans des débats passionnés avec les étudiants.

En tout cas, ils ont été bien accueillis par notre direction ; j'ai vu plusieurs fois le président Bis leur faire visiter le campus avec beaucoup d'enthousiasme, il les guidait, leur indiquait les endroits où ils pouvaient stationner, leur désignait des personnes avec qui ils pouvaient faire connaissance ! Quelle haute idée de sa fonction, tout de même ! Et l'on critiquerait des dirigeants qui donnent une image aussi positive de l'université ?

Il n'y a que ma psychanalyste, une vieille copine, pour le faire à sa manière. « Au fond, me dit elle, la boucle est bouclée ; depuis le début, ces « responsables » veulent en découdre avec la jeunesse. Leur seule politique aura été de faire intervenir les forces de l'ordre sur le campus ; ils ne se sont réunis et faits élire que pour briser ce tabou. Rassembler les CRS et Agir avec les CRS autour du Président, tel est, Zizie, leur véritable slogan. A croire qu'ils cherchent désormais une bavure avec les jeunes pour assouvir leur rêve le plus secret. Quand il n'y a plus de conscience au pouvoir, c'est l'inconscient qui dirige... ». Et dire, ma chère Monique, que je paie cher pour entendre de telles billevesées !

Quelques syndicalistes grincheux dressent aussi le bilan de l'épisode Filâtre : une communauté meurtrie, profondément divisée, faisant la part belle aux petits caporaux et aux grands mandarins ; des institutions démocratiques vidées de leur substance ; une équipe présidentielle disqualifiée et un Président ridiculisé dans et par les médias. Le Mirail ? Un champ de ruines et le chant du cygne !

Tout cela est très exagéré, à mon sens, et cette vision outrée est le fait d'odieux « putschistes », pour reprendre le mot pondéré du Président qualifiant les syndicalistes de la FSU. On raconte aussi qu'un membre de la direction de l'UTM a déclaré publiquement, en réponse à des collègues s'inquiétant des risques liés à la présence policière sur le campus, cette phrase mémorable : « Oh ! Vous savez, on vient de perdre 230 personnes dans l'accident de l'A 320, on n'est pas à un mort près » ! Des ragots ! Des médisances ! Cette collègue, si elle avait proféré de telles inepties, aurait bien sûr démissionné sur le champ. Or, à ma connaissance, elle ne l'a fait ; c'est que donc ces propos n'ont pas été tenus...

Comment expliquer alors, ma chère Monique, cette sensation d'avoir touché le fond ? ?

La faillite de l'équipe présidentielle, que plus personne ne conteste, est peut-être due à la conjonction, rare à ce point dans la constellation Mirail, des carriéristes et des vaniteux : les uns occupent ces fonctions en espérant et en attendant mieux, les autres gonflent leur ego en se croyant importants. Dans ce théâtre de la comédie humaine, nous payons le prix de l'individualisme.

Je vois dans ce diagnostic, ma chère Monique, un motif d'espérance : rassemblons-nous au-delà de nos différences partisanes, réunissons-nous autour d'un projet qui ne se résume pas à un vague « plus jamais ça » ; préservons les lombrics du campus des bottes policières et rendons bien vite à leur vacuité tous ces zozos.

 

Ta très belle Zizie

Par FSU-SNESUP.SNASUB Université Toulouse2 Le Mirail
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