Ma chère Monique,
voici comme promis l'heure du bilan, tu t'en doutes, un bilan bien subjectif.
Le Président jure avec son équipe qu'il a gagné la partie ; il a sans nul doute raison.
Voir le président bis (dit l'indice PYB), dans les habits et la posture d'une barbouze, tee shirt noir, lunettes noires, à la tête des CRS, tel qu'il est désormais immortalisé sur de nombreuses photographies qui circulent sur le campus, c'est une belle victoire, non ?
Lire un courriel du VP du CEVU, adressé à quelques uns de ses amis d' Université et Démocratie, expliquer comment manipuler une AG d'étudiants -pardon, il écrit « déborder »-, avec l'aide du Rapporteur de la commission vie étudiante (lequel devait activer le réseau des étudiants de droite Libertafac, en gros, dresser les étudiants les uns contre les autres...), c'est une belle victoire, non ?
Entendre la « responsable » de la commission des Formations, dans le cadre de ses fonctions de directrice du département Sciences de l' Éducation, envisager des dégâts collatéraux lors des interventions policières sur le campus, en proclamant que l'« on n'était pas à un mort près », c'est une belle victoire, non ?
Tous ces gens ne sont-ils pas à la hauteur de leur fonction ? Tous ces gens ne sont-ils pas dignes de nous représenter ? Comme on dit avec tendresse au rectorat, à propos de Filâtre et de son équipe, « le numéro un est entouré de plusieurs numéros zéro ».
De bien belles victoires, en effet, ma chère Monique, à mettre tout au profit de ce grand syndicat qu'est le Sgen Cfdt. Sa stratégie d'alliance pour accéder au pouvoir, avec ce groupe d'activistes de droite appelé Université et Démocratie (a-t-on besoin de citer la Démocratie pour se désigner quand on est au clair sur la question ?) est une remarquable réussite. Avec le Sgen au pouvoir, les idées de progrès progressent...à reculons.
Ces gens là, ma chère Monique, je te le rappelle, ont été élus sur la base qu'avec eux il n'y aurait pas de piquets durs à l'université. On a connu le plus long blocage de l'histoire de l'UTM. Ils sont déconsidérés. Dans n'importe quelle institution responsable, le Président aurait tiré un bilan critique, voire même aurait fait un salutaire ménage. Le Sgen, à la dérive, s'est tellement compromis avec la Droite que rien ne bouge. Tout se passe...comme s'il ne s'était rien passé. La situation chez les BIATOS est explosive ? On fait comme si de rien n'était. Le déni de réalité a frappé ces dirigeants ! Pas très rassurant, pour l'année à venir, non ?
La poussière retombe doucement sur la moquette du bureau présidentiel à la même place où le mouvement anti-LRU l'a soulevée il y a cinq mois. Chut ! Pas de bruit, pas de vague...Comme l'écrivait en 1831 le maréchal Horace Sébastiani, dans d'autres circonstances historiques, il est vrai, « au moment où l'on écrit ces lignes, la tranquillité règne à Varsovie ».
Voilà, ma chère Monique, la situation ubuesque où l'on est : l'ordre règne à Mirailvie et c'est l'essentiel pour cette équipe de direction. Le reste, elle s'en fout...
Je te souhaite, ma chère Monique, de bonnes vacances. Fais-moi plaisir, s'il te plaît : le plus loin possible de cette bande de zozos !
Ta belle, très belle Zizie
PS : ce qui est prévu à la rentrée prochaine, ma chère Monique, ce sont les Assises de l'Université. Les Assises ! C'est caractéristique d'un Président indécis : quand on ne choisit pas entre ceux qui sont debout et ceux qui se couchent, on fait des Assises !
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