Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 08:25

Au regard d'une part de la situation du campus de l'université de Toulouse 2 le Mirail, et d'autre part des interrogations qui restent entières sur le devenir du service public d'enseignement supérieur et de recherche, le conseil scientifique réuni ce lundi 18 mai a décidé de ne pas siéger.

Voté à l'unanimité moins une abstention.

Par FSU-SNESUP.SNASUB Université Toulouse2 Le Mirail - Publié dans : MOTIONS de l'UTM
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 08:21

Les enseignants, personnels administratifs et étudiants de l’UFR Lettres, Philosophie, Musique, réunis en AG commune le 18 mai 2009

§  condamnent la tentative de levée des piquets de grève décidée par le président, au mépris de l’expression des AG de personnels et d’étudiants.

§  ils refusent la proposition de dispositif pour les examens émanant de la présidence, et rappellent qu’ils jugent inenvisageable de telles modalités d’examen qui pénaliseraient les étudiants, notamment les plus fragiles.

§  en conséquence, ils considèrent comme irrecevable la demande de remontée du calendrier des examens imposée au personnel administratif, sans que les modalités aient été préalablement avalisées par les instances pédagogiques.

VOTÉE À L’UNANIMITÉ Présents à l’AG : 120 personnes  Au moment du vote : 71 personnes

Par FSU-SNESUP.SNASUB Université Toulouse2 Le Mirail - Publié dans : UFR Lettres, Philosophie, Musique
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 22:07

Motions présentées par le SNESUP et adoptées par le CNESER du 18 mai 

1. Formation des enseignants  

Le CNESER exige le maintien dans le cadre de l’année transitoire 2010- 2011 pour tous les lauréats au concours 2010 d’une formation en alternance avec le même rapport qu’actuellement entre temps de formation et temps d’enseignement permettant  

- une entrée progressive dans le métier,  

- un accompagnement des jeunes enseignants, 

- un approfondissement des connaissances disciplinaires et professionnelles. 

 

Le CNESER exige une remise à plat complète du dossier de la formation et du recrutement des enseignants en y consacrant le temps nécessaire. 

2. Le CNESER exige un débat sur le bilan et l’avenir des « responsabilités et compétences élargies » en liaison avec le texte statutaire.  

3. Le CNESER exige un débat sur l’emploi en particulier pour la mise en œuvre de l’équivalence TP=TD.  

4. Le CNESER exige un débat sur les dispositifs de  validation de la présente année universitaire

Adopté par 14 pour – 9 absentions – 3 contre  

 Le CNESER du 18 mai 2009 déplore l’absence de tenue d’un CNESER plénier en présence de la ministre

(le dernier s’est tenu le 15 décembre 2008) alors que la quasi-totalité des établissements du supérieur et nombre d’établissements et d’organismes de recherche sont traversés par une vague sans précédent de contestation des textes et dispositifs ministériels depuis plus de trois mois. Le CNESER demande la convocation d’urgence d’une telle réunion plénière en particulier pour traiter démocratiquement des questions liées à l’harmonisation nationale des formations à laquelle il concourt.   

Adopté par 24 voix pour – 3 contre (UNI – QSF) 

 

 

Le CNESER de ce jour a également adopté trois motions pour dénoncer : 

-  l’accord avec le Vatican concernant la validation des diplômes, confirmé par un décret ;  

-  le nouveau dispositif d’inscription des futurs bacheliers dans les universités (dispositif peu lisible et qui contribue à altérer la mixité sociale) ; 

 - les conditions déplorables de travail dans lesquelles le ministère contraint les membres du CNESER à rendre leurs avis (4 jours pour préparer l’habilitation des formations traitées le 19 mai). 

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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 13:29

La Commission Administrative Nationale, réunie aujourd’hui, a porté appréciation sur les concessions faites par le gouvernement aux revendications majeures portées par le mouvement. Elle a réaffirmé son opposition au Pacte recherche et à la loi LRU et ses décrets d’application. Elle a adopté un appel que tu trouveras sur www.snesup.fr. Nous publions ci-dessous la partie « Action » de cet appel.  

 Le SNESUP réaffirme que c’est le gouvernement, par son refus de prendre en compte la protestation des universitaires et par ses passages en force, qui porte la responsabilité de mettre en cause la fin de l’année universitaire. 

Le SNESUP appelle la communauté universitaire à prendre localement des décisions collectives qui ne pénalisent pas les étudiants, et qui sont compatibles avec les actions de grève se traduisant par des interruptions d’enseignement dans le cadre du mouvement. Il dénonce la campagne du gouvernement qui manie les menaces sur la validation du semestre et la répression contre les actions de grève administrative. 

 La communauté universitaire et elle seule est à même de décider de la façon dont elle entend valider le semestre. Le SNESUP dénonce à cet égard les pressions qui visent à effacer des actions de grève provoquées par les contre-réformes du gouvernement.  

Le SNESUP refuse d’entrer dans le piège qui consisterait à opposer poursuite de la mobilisation et validation du semestre.  

Le SNESUP appelle à poursuivre les actions dans les établissements par :  

- la suspension des responsabilités administratives, 

- la grève administrative avec rétention des notes  

 Alerté par la multiplication des mesures d’intimidation dans les universités, le SNESUP met en place un suivi national des cas de répression antisyndicale et de retenues de salaire (recensement, actions locales nécessaires à l’action nationale, …). Le SNESUP condamne ces mesures et met en place une caisse de grève. 

Le SNESUP met en débat pour la prochaine rentrée : 

-  l’idée d’une ½ journée hebdomadaire consacrée à l’action,  

- le refus des heures complémentaires et de toute modulation à la hausse, accompagné du chiffrage du nombre d’emplois manquants.   

Dès maintenant, le SNESUP appelle à faire voter des motions dans tous les conseils :  

-  contre le passage aux responsabilités et compétences élargies ; 

-  contre le décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, l’actuel projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants, les suppressions d’emploi annoncées et pour des créations d’emploi correspondant aux besoins. 

Le SNESUP appelle à participer à : 

- la journée interprofessionnelle du 26 mai, à l’initiative des 8 confédérations et fédérations ;  

- la réunion publique à Paris « Pour une autre Europe du savoir » du 30 mai organisée par le collectif « Printemps 2010 » ; 

- la Marche de tous les savoirs ou « Academic Pride » du 4 juin ; 

- la manifestation interprofessionnelle du samedi 13 juin, à l’initiative des 8 confédérations et fédérations.  

 Il organisera une initiative rassemblant le plus grand nombre de membres de toutes les sections du CNU en septembre.  

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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 17:41

En juin 2008, le président de la République annonce une révision profonde de la formation et du recrutement des professeurs des écoles, collèges et lycées. Dénoncés par le SNESUP dès son annonce, le calendrier intenable et l’absence de concertation avec les acteurs de la formation finiront de dresser la communauté universitaire, quasi unanime, contre le projet actuel dit de « masterisation » ! Fin mars, l’annonce du maintien pour 2010 des mêmes épreuves de concours de recrutement des enseignants de premier et second degrés qu’en 2009 et l’ouverture des inscriptions dans les préparations concours en IUFM ou en UFR ont constitué de réelles inflexions au projet gouvernemental initial. 

Dans le cadre du groupe de travail sur les « mesures transitoires pour 2009-2010 », le ministère a dû concéder le 13 Mai 2009 que tous les étudiants admis au concours à la session 2010 seraient installés comme fonctionnaires stagiaires et que l’obtention du Master (M2) ne serait plus une condition de stagiairisation. Pour les étudiants non déjà titulaires d’un M1 ou d’un M2 devant être « inscrits à la rentrée en première année d’études en vue de l’obtention d’un master ou d’un titre ou d’un diplôme jugé équivalent », les ministères ont annoncé qu’une circulaire va préciser que, si les étudiants réussissent le concours en 2010, ils se verront délivrer un M1. 

C’est un recul du gouvernement obtenu grâce à la pression des luttes, Cela répond en partie à des revendications du  SNESUP pour les étudiants titulaires d’une seule licence (lettre Flash 92). Tous les reçus au concours 2010 seraient rémunérés et cette année compterait pour leur retraite. Le ministère de l’Education Nationale refusant de traiter dans le cadre de ce groupe de travail de l’année stage post-concours, il reste en suspens l’importante question de sa nature (temps de présence devant les élèves, temps pour compléter la formation). 

Ces mesures, sans engager l’avenir, donnent du temps pour la réflexion, pour obtenir une tout autre réforme de la formation et du recrutement. Celle-ci doit permettre une réelle amélioration de la formation disciplinaire et professionnelle et une élévation du niveau de qualification de tous les enseignants reconnue par un diplôme de master. Elle doit réaffirmer les rôles et missions des IUFM, ainsi que des nécessaires collaborations avec les UFR. 

Le SNESUP appelle à maintenir la mobilisation pour faire gagner l’ensemble de nos revendications solidaires. Il exige  ne remise à plat complète du dossier de la formation et du recrutement des enseignants, en prenant le temps  nécessaire. La consultation des organisations syndicales dans le cadre des groupes de travail ou de la commission Marois-Filâtre ne constitue pas les négociations qu’il faut ouvrir sur le dossier de la formation des enseignants. L’enjeu, c’est l’avenir des élèves ! 

Communiqué adressé à la presse ce jour à 15 heures 

Dernière minute : 

En complément des mesures transitoires concédées ce matin, au cours de la réunion du groupe de travail sur la « formation continuée », le MEN a confirmé qu’il ne voulait pas que l’année de stagiaire pour 2010 soit comme celle de 2009. Il maintient une répartition 1/3 temps formation – 2/3 d’enseignement. Il a annoncé la possibilité de prolonger pour les lauréats 2010 la formation en formation « continuée » durant l’année suivant la titularisation. Si cette prolongation, dont la proportion de formation n’a pas été définie, ne répond pas à la revendication du SNESUP d’une réelle année de formation initiale, ces annonces sont néanmoins un aveu qui illustre l’insuffisance du seul tiers de décharge pour formation.  

La reconnaissance de la nécessité d’un cadrage national des masters par le ministère de l’éducation nationale et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche, est une première. Revendiqué par le SNESUP, c’est un accroc au dogme de l’autonomie des universités version Pécresse. L’intention doit se traduire dans la pratique pour rendre comparables des formations de même nature. Il faudra notamment s’assurer que le contenu de ce cadrage ne se limite pas à quelques stages ou à la déclinaison de « compétences »….  Les tentatives du gouvernement consistant à caricaturer le mouvement des universitaires, à nier l’ampleur de la mobilisation sont autant de signes de son affaiblissement.  

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