Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 15:05

Pour la première fois dans l'histoire de l'université de Toulouse 2-le Mirail, un président fait appel à la gendarmerie et à la police pour contrôler l'université empêchant les étudiant-e-s, les personnels, en grève ou non, de se réunir sur leurs lieux de travail.

Nous appelons l'ensemble de la communauté universitaire à ne pas entrer dans une université contrôlée par la police, et à rejoindre l'Assemblée Générale des personnels demain matin, jeudi 4 juin à 8h, devant les grilles de l'université.

Les personnels décident de prolonger la grève jusque demain matin jeudi.

Communiqué de l'AG des personnels et des organisations syndicales (CGT, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, Sud Education), mercredi 3 juin 2009.

Rappel : jeudi 4 juin, 14h, place du Capitole, manifestation "2e Marche de Tous les Savoirs", à l'appel des principales associations et syndicats de l'enseignement supérieur et de la recherche.

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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 14:09

CRS

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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 14:41

Ma chère Monique,

 

Tu me harcèles pour avoir les dernières nouvelles de l'université ; je m'exécute de bonne grâce, d'autant que, comme tu le verras, elles ne sont pas piquées des hannetons.

Je terminais ma précédente lettre par ce fait extraordinaire : le Président louait des grues pour enlever des grilles ! Et claironnait la libération du campus. Sonnez trompettes, battez tambours...

L'opération commando vira au fiasco et la direction resta sur le gril....

En fait de musique militaire, nous sommes passés à la marche funèbre. Quelle catastrophe ! Comme le dit Jojo, notre gargotier en chef, « on a eu AZF, maintenant on a DF ! » Les sessions d'examens et de validation des diplômes de juin sont reportées en septembre ! Du jamais-vu dans l'histoire pourtant bien agitée du Mirail ! On requiert les Compagnies Républicaines de Sécurité pour permettre les regroupements pédagogiques ! Reconnaissons, ma chère Monique, qu'en matière d'innovations cette équipe présidentielle frappe fort.. .

Toujours de l'inédit : on réunit mardi 2 juin (sous protection policière ?) un Conseil d'Administration croupion ...au rectorat, chargé de valider la politique des Chefs que des élus godillots voteront bien sûr sans sourciller. Peut-on leur signaler qu'en cas de troubles ils pourront toujours se réfugier en face le rectorat, au Palais Niel ? C'est le Quartier Général des Forces Armées !

Ce n'est pas tout, ma chère Monique ; on parle déjà d'invalider le second semestre si ces fameux regroupements pédagogiques sont un échec. Des milliers d'étudiants sans diplôme ? Qu'importe !

L'honneur des Chefs vaut bien un sacrifice. Surtout quand c'est celui des autres ! On aura ainsi sacrifié des milliers d'étudiants-nous serons les seuls en France dans ce cas là -, pour faire plaisir au Pouvoir politique, sur l'autel des grands principes. Comme quoi, ma chère Monique, il y a des principes qui bloquent plus qu'un piquet dur.

Quel gachis ! Quel gachis ! J'en pleure de rage...

J'entends ici ou là des collègues, ulcérés, réclamer la démission de ces « responsables » ; le VP du CA lui-même a évoqué, selon certains, sa démission. Ne poussons pas trop dans cette voie ; qu'ils restent encore un peu aux responsabilités. Avec une équipe pareille, on est à peu près sûr de gagner les prochaines élections sans coup férir !

L'heure des bilans approche. J' ai appris au moins deux choses lors de ces événements : quand on n'a pas de convictions personnelles, on prend celles du pouvoir en place. Et surtout : il ne faut jamais mettre un fusilier-marin dans une équipe de direction !

Encore un mot : on savait comment celle-ci a traité les Biatos, on voit comment elle traite les étudiants, on devine comment elle va traiter les enseignants-chercheurs. Tu le vois, ma chère Monique, ces zozos ne sont pas des zoziaux !

Ta définitivement belle Zizie

Ps : ces gens sont-ils encore fréquentables ? Aux fautes politiques, ils ajoutent la faute morale. Il me revient en mémoire cette formule de Lautréamont : « Toute l'eau de la mer ne suffirait pas à laver une tache de sang intellectuelle ».

Par FSU-SNESUP.SNASUB Université Toulouse2 Le Mirail
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 17:37

Les organisations syndicales de la FSU (SNESUP, SNASUB et SNCS) de l’université de Toulouse 2 le Mirail condamnent l’irresponsabilité du communiqué de la présidence de l’université de ce mercredi 27 mai.

Prétextant des décisions irresponsables votées dans l’assemblée générale des étudiants et des personnels du mardi 26 mai demandant la validation automatique du semestre, la présidence choisit la politique du pire en annulant toute possibilité de session d’examens et de validation des diplômes en juin. 

Alors qu’une convergence politique s’était dégagée très clairement pendant l’assemblée générale entre la plupart des organisations syndicales (FSU, SGEN, Sud Education, UNEF) sur des modalités de validation du semestre, la présidence a choisi une logique d’affrontement en prenant une décision grave de conséquence pour l’avenir des étudiants et, à moyen terme, de la communauté universitaire. 

Les organisations syndicales de la FSU ont tout fait jusqu’au bout pour que des solutions soient trouvées pour les personnels et les étudiants. Face à l’intransigeance de la présidence de l’université et à son refus de dialogue, la FSU demande un médiateur au recteur d’académie pour sortir de la crise.


 

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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 14:40

DANS LA MOBILISATION, DEFENDRE LES COLLEGUES 

Alors que la mobilisation dans les universités aborde sa 16ème semaine, les intimidations sur les personnels se font de plus en plus nombreuses. Le SNESUP dénonce le recours grandissant aux forces de l’ordre dans les établissements.  Nombreux sont les collègues qui font l’objet de pressions sous la forme de menaces plus ou moins avancées de retraits de salaires (Aix-Marseille II, Amiens, Lille II, Lille III, Lyon I, Nancy I, Nantes, Nice, Reims, Rennes I, Toulon, Tours). Le SNESUP ne saurait les tolérer. 

A Toulon, où 15 personnels faisaient l’objet de mesures totalement disproportionnées de la part du président de l’université (perte de près de trois mois de salaire), l’action conjointe de la section locale et de la direction nationale du SNESUP auprès du président a permis d’obtenir ce jour même l’arrêt immédiat des procédures engagées : le président a reconnu en AG que les lettres envoyées étaient toutes nulles et non avenues. 

Dans le cadre du recensement national organisé par le SNESUP, nous appelons l’ensemble des universitaires, syndiqués ou non, faisant l’objet de ce type de pressions, à se faire connaître auprès des secrétaires de sectionsSNESUP et de la direction nationale du syndicat (affaires@snesup.fr) pour que nous puissions coordonner les interventions, faire cesser tout type de pressions et obtenir l’annulation des retenues de salaires. 


Le SNESUP appelle l’ensemble des collègues à la solidarité financière et lance une souscription nationale (faites parvenir vos chèques libellés au nom du SNESUP, au siège, 78, rue du Faubourg Saint-Denis – 75010 – PARIS) permettant de régler les situations personnelles des collègues les plus en difficulté.  


Pour un moratoire à l’application des Responsabilités et Compétences Elargies !  

Seules les 18 universités « bénéficiant de responsabilités et de compétences élargies » disposent de la possibilité de voir : 

• leur conseil d’administration définir «… les principes généraux de répartition des obligations de service des personnels enseignants et de recherche entre les activités d’enseignement, de recherche et les autres missions qui peuvent être confiées à ces personnels. » (Art. L. 954-1 du code de l’éducation crée par la loi LRU du 10/08/2007).  

• leur président être seul à porter la responsabilité « de l’attribution des primes aux personnels …/…, selon des règles générales définies par le conseil d’administration. » (Art. L. 954-2). » et à pouvoir «  recruter, pour une durée déterminée ou indéterminée, des agents contractuels » «  pour assurer …/… des fonctions d’enseignement, de recherche ou d’enseignement et de recherche» 

(Art. L.954-3).  

Pas de modulation des services à la hausse ! Si la publication, le 30 avril dernier, de la circulaire d’application du décret enseignants-chercheurs représente un point d’appui pour s’opposer à la modulation autoritaire à la hausse, celle-ci n’en reste pas moins un objectif avoué du gouvernement dont les indicateurs, présents dans le dernier rapport d’étape de la RGPP (révision générale des politiques publiques), y font explicitement référence.  Faire voter au conseil d’administration comme « principes généraux de répartition des obligations de service » le paiement d’heures complémentaires dès la 193ème heure équivalente TD et l’intégration dans le service d’enseignement de toutes les activités autres que de recherche, doit être une priorité. 

 

 

Une attribution nationale des PEDR ! 

L’absence d’arbitrage ainsi que le flou régnant dans le déroulement de la campagne 2009, font ressurgir les interrogations et oppositions soulevées, par le SNESUP, dès la présentation de la loi « LRU » quant à la faisabilité et la pertinence d’une attribution locale des primes PEDR. Même une évaluation préalable des demandes de PEDR par une instance nationale, constituée de membres majoritairement élus, au fonctionnement collégial comme le CNU, ne résoudrait pas les problèmes. Comment traiter le problème de la répartition des PEDR par discipline ? Comment ne pas ruiner une évaluation nationale par l’arbitraire d’une attribution locale ? Comment garantir l’accès à ces primes aux collègues, bien évalué, dont les recherches ne font pas partie des priorités locales ? Une attribution nationale des PEDR est nécessaire. 

 

Ces deux points traduisent la nocivité des dérives localistes et du pouvoir exorbitant des présidents d’université, directement liés à l’application dans le cadre de la loi « LRU », des « responsabilités et compétences élargies ». Le SNESUP appelle donc à :  

s’opposer fermement au passage aux responsabilités et compétences élargies. Exiger un moratoire à l’application des dispositions liées à l’autonomie renforcée, version Pécresse. 

Faire voter des motions dans les conseils en ce sens. 

solliciter les sections syndicales et élus locaux, en première ligne dans les établissements, pour garantir aux collègues leurs conditions d’exercice de leurs missions d’enseignement et de recherche. 

 

Le SNESUP appelle à poursuivre la mobilisation,  

notamment pour préparer l’Academic Pride ou Marche de tous les savoirs,  

le 4 JUIN à Paris et en régions. 


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